Rien n'y fait.
On a beau se préparer au pire, quand on s'en approche, nous ne sommes jamais prêts.
Parce que c'est une éventualité que l'on se refuse à croire, un scénario mortifère auquel notre raison n'a pas accès. Pour cette raison intrinsèquement humaine, le pire ne nous apparait vraiment
que lorsqu'il a déjà eu lieu.
Le congrès de Reims a instillé dans l'organisme du Parti Socialiste un poison lent dont il aura du mal à se remettre si l'antidote n'est pas très vite injecté.
Désormais l'avenir est entre les mains des militants. Espérons que chacun d'entre eux mesurera l'extrême gravité de son vote.
Les habitués de ce blog connaissent mes réticences fortes et anciennes à l'égard de Ségolène Royal, tant dans le fond que sur la forme. Le discours christique qu'elle a prononcé à Reims samedi
n'a rien produit d'autre que de conforter mes dires et mes écrits sur cette camarade. A la différence que cette fois j'étais dans la salle et que j'ai pu mesurer physiquement sur moi-même et sur
mes proches voisins l'impact de l'irrationnel et de l'affectif sur la pensée politique.
Rejet viscéral pour beaucoup, adulation pour d'autres. Le contraire même de l'action politique qui nécessite recul et analyse.
Si cette ligne-là devait l'emporter, alors cela signifierait que nous devrions assister au rapide déclin de l'idée socialiste en France.
Voulons-nous de cela ?
Il est encore temps de se ressaisir. Provisoirement. Pour gagner, au moins, une rémission.
Votons Hamon le 20 novembre.
Et si cela est nécessaire, Aubry le 21.
En conscience, il n'y a pas d'autre choix possible.
Il en va de notre survie.
Amis socialistes, faites passer le message.
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