Extraits des déclarations de Nicolas Sarkozy au Vatican :
... " l'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes qui espèrent"...
... " ceux qui ne croient pas doivent être protégés, mais un homme qui croit un est homme qui espère "...
... la République a intérêt à ce qu'il existe une réflexion morale inspirée de convictions religieuses"...
A l'aune de ces dires présidentiels, nous pouvons sans aucun doute affirmer que ce qui est en train de se passer en France est gravissime. Comment ne pas être choqué, que
l'on soit croyant, agnostique ou athée, d'une telle mise à mal de la laïcité, qui se trouve - se trouvait ? - être un des fondements les plus intangibles de notre société.
Outre que ces assertions soient parfaitement discutables tant historiquement que philosophiquement, il n'entre évidemment pas dans les prérogatives du Président d'une République laïque d'adopter
un tel discours prosélyte.
La croyance ou la non croyance sont de l'ordre de la sphère privée. En ne respectant plus cette règle, le Président joue avec le feu. Très dangereusement... Que les discours aient été écrits par
Guaino et inspirés pas Gallo ne fait qu'aggraver l'affaire.
Sarkozy enterre les Lumières, préférant les sunlights ! C'est peu de dire que le retour aux dogmes et à la primauté du religieux seront paradoxalement clinquants. Et tant pis pour ceux que cela
heurte. La France catholique, on l'aimera ou on s'en arrangera...
Notre pays redevient donc la fille ainée de l'église. Rome n'en espérait pas tant.
Et puis la forme. Ridicule, grotesque. La mère de Carla Bruni, Bigard ou la beaufitude personnifiée qui baise l'anneau papal, c'est la cour et ses bouffons qui se déplacent derrière le
monarque.
Triste nation que de se voir ainsi représentée sur la scène mondiale par un enfant gâté qui confond sa fonction avec une console de jeux.
La presse européenne oscille entre critique, agacement et raillerie. Dans l'hexagone on se tait.
Les frasques de Nicolas 1er amusent encore la galerie...
Défenseurs de la laïcité, courage et portez-vous bien.
par JEAN-CLAUDE GHIO
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