Exit donc la problématique de la dette publique.
Elle s’alourdira. Dont acte. Le Président doit livrer ses cadeaux, en temps et sans heurts.
C’est-à-dire le plus vite possible. Le temps de notre somnolence post-électorale.
Le contempteur des gabegies d’hier ouvre le porte-monnaie. Droits de succession, intérêts d’emprunts, heures supplémentaires détaxées et défiscalisées. Cette dernière mesure est sans nul doute la plus trompeuse. On ne tardera pas à s’en apercevoir. Les syndicats, unanimes, sonnent déjà l’alerte.
Il ne faut en effet ni être grand clerc, ni nécessairement féru d’économie, pour imaginer les stratégies managériales qui vont découler de cette mesure par ailleurs malsaine quant à la défense de la « valeur travail ». On y reviendra.
Par ailleurs, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite est confirmé par le Premier Ministre dans les mois à venir.
Gardons-nous à Gauche, de faire un dogme absolu du maintien de la totalité des effectifs de la fonction publique. Des économies sont sans doute possible. Pourquoi ne pas le dire ? L’état n’a pas vocation à être présent partout, certes.
Une fois ce principe énoncé, on se sent plus à l’aise pour demander des prévisions précises à nos gouvernants.
Tout est dans le « combien » et dans le « où ». A l’école, à l’hôpital, aux impôts, dans la police, l’armée. Pour les deux dernières hypothèses, je plaisante, vous l’aurez compris.
Attendons donc. Ce qui n’exclut pas de se préparer à la riposte en cas d’agression caractérisée du service public.
Pendant ce temps, la Gauche se cherche un avenir. Ségolène, Dominique et Laurent marquent leurs territoires respectifs. Olivier se voit lui en rassembleur de la Gauche de la Gauche.
Les législatives à venir contiennent encore les volontés d’en découdre.
L’attente tient lieu de surmoi.
La défaite risque bien d’être cathartique…
Prenez soin de vous.



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