Pour ceux qui cerneraient mal le débat actuel entre BHL et Guaino, la "plume du Président", morceaux choisis du discours de Nicolas au Sénagal :
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Sarlusconi Tintin à Dakar :
... " Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont
l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles.
Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès.
Dans cet univers où la nature commande tout, l'homme échappe à l'angoisse de l'histoire qui tenaille l'homme moderne mais l'homme reste immobile au milieu d'un ordre immuable où tout semble être
écrit d'avance.
Jamais l'homme ne s'élance vers l'avenir. Jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin.
Le problème de l'Afrique et permettez à un ami de l'Afrique de le dire, il est là. Le défi de l'Afrique, c'est d'entrer davantage dans l'histoire. C'est de puiser en elle
l'énergie, la force, l'envie, la volonté d'écouter et d'épouser sa propre histoire ... "
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Ces propos d'un autre âge ont suscité un tollé général en Afrique. A leur habitude, hormis quelques articles dans Le Canard, Libé ou Marianne, les media français ne s'en
sont guère fait l'écho.
La polémique revient sur le devant de la scène aujourd'hui :
Invité mardi matin sur France Inter à l'occasion de la tournée de promotion de son livre, Ce grand corps à la renverse, Bernard-Henri Lévy s'est
montré particulièrement virulent à l'égard du très proche conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino. Ce dernier a été qualifié de "raciste" par le philosophe qui lui reproche d'avoir
rédigé le discours controversé de Dakar.
Accusé d'être "raciste" par Bernard-Henri Lévy, le conseiller de Sarkozy s'emporte dans une interview à Rue89.
En tournée hyperpromotionnelle pour son dernier livre "Ce grand corps à la renverse" (Grasset), Bernard-Henri Lévy s'en est pris vertement, ce mardi matin sur France Inter, à Henri Guaino en le qualifiant à trois reprises de "raciste". Interrogé par Rue89, le conseiller spécial du
président de la République lui a toutefois rendu la pareille, en précisant "vous pouvez l'écrire":
"Ce petit con prétentieux ne m'intéresse pas. Qui est-il donc? Qu'a-t-il fait dans sa vie de si extraordinaire pour se permettre de juger comme ça? Je n'ai jamais
rencontré BHL. Il ne m'aime pas, moi non plus. Il n'aime pas la France, moi si. Il a la bave aux lèvres, avec la haine qui suinte de partout."
Quand on pense que ce sinistre personnage puisse à la fois être la plume du Président, l'un de ses conseillers spéciaux et tenir de tels propos à l'égard d'un intellectuel
- quelle que soit l'opinion que l'on ait de BHL - cela a de quoi faire froid dans le dos... Ainsi donc, parce que l'on critiquerait un discours présidentiel, on n'aimerait pas son pays ? Il y
aurait donc de bons français, les Sarkolâtres et de mauvais, tous les autres ? Cela me rappelle étrangement certaines heures noires de notre histoire.
Décidément, oui, depuis juin 2007 en France, tout est devenu possible. Même d'avoir dans un bureau à 5 mètres de celui du chef de l'état, un "félé", tel que Sarkozy définit lui-même Guaino dans
le livre de Yasmina Reza.
Amis humanistes, portez-vous bien...
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